Récits et photos d'un ailleurs…

Bolivie-Pérou-Ecuateur

Plages, désert et canyon

8 Mar 2011
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Le soleil offre à son coucher ses universelles chaudes couleurs et cette lumière tant particulière. Affirmé par les légères nappes de cumulus, le dégradé de ces teintes appelle à l’admiration. Méditation et pratiques sur le sable encore chaud d’une forte journée sans nuage.

Body et surfs sont de sortie de l’aube à la tombée de la nuit. Les embarcations de totoras (la même plante que pour les îles flottantes Uros sur le lac Titicaca) ont une durée d’utilisation limitée à quatre mois due au sel et la force des vagues, mais elles restent utilisées pour les déplacements côtiers de courtes distances et le tourisme. Les fruits de mer, légumes et fruits du soleil sont en abondance dans les marchés et chez les vendeurs de rue qui ici, ne sont pas à la sauvette.

Les ruines des anciennes civilisations Mochicas et Chimucos situées au bord de l’océan dans cette région très aride datent d’environ 850 après JC et sont impressionnantes. Ces temples massifs au nombre de huit officiellement (douze officieusement, douze mois de l’année, douze signes du zodiac, douze travaux d’Astérix…) étaient tous construits sur le même schéma avec de l’adobe (torchis), quatre cents mètres par trois cent quatre vingts; les murs pouvaient mesurer jusqu’à douze mètres de haut et ne possédaient qu’une seule entrée. Lorsque le gouverneur mourait, tous ceux qui vivaient à son service étaient sacrifiés et enterrés à ses cotés et quotidiennement il était réalisé des offrandes pour l’Arc-en-ciel, le dragon fertile et l’eau. Jusqu’à l’invasion inca au XVème siècle. Un seul site a été restauré pour les visites. Il est cependant prévu un musée pour pouvoir y mettre les résultats des fouilles, mais il reste tant à découvrir que les moyens financiers manquent à l’heure actuelle.

CHAN CHAN (Soleil Soleil) situé au nord ouest du Pérou est classé patrimoine mondial depuis 1986. Pour nous ce nom est associé à la chanson de Compay Segundo, tiré d’un conte pour enfant cubain, mais il est ardu de savoir s’il y a un rapport.

Les paysages et climats du Pérou sont divers. Plages et déserts, montagnes, vallées et bords de l’Amazonie; Chaleurs accablantes dans les dunes où se coucher à plat ventre sur une planche de bois pour descendre les dunes est très divertissant et dans l’amazonie, sommets neigés, humidité transpirante et le canyon le plus profond du monde (plus de trois mille mètres) : Le Canyon de Colca, au sud du pays, qui est actuellement menacé par des consortiums visant à l’envahir d’installations électriques et de monstres mécaniques. Aréquipa : à la capitale de région, on manifeste, on proteste… mais visiblement une minime part de la population se sent concernée, tristesse et révolte des avertis.

La Plaza de Armas (pas besoin de traduire…), avec ses arches et ses dimensions est en partie une réplique de la place San Marco de Venise. D’un coté, la cathédrale est construite sur une ancienne pyramide dédiée à la fertilité et à la Patcha Mama, de l’autre, l’église jésuite sur une pyramide réservée au culte de la Lune. La fontaine au centre est alimentée par un réseau de canaux souterrains pré-incas venant des montagnes (leur construction reste un mystère). Lamas, moutons, ânes et condors habitent la campagne (des Hommes aussi… rires). Des cactus poussent en haut des murets, sécurité ou décoration?, cultures en terrasses, traditions spécifiques. Du mirador du Condor (haut symbole spirituel), au prémice du canyon, le pestacle est somptueux; en bas, le fleuve du même nom, puis des montagnes vertigineuses et au fond, quelques sommets enneigés que cette journée ensoleillée révèle. Le Misti est le volcan le plus renommé, l’Amazone qui s’étend sur plus de six mille kilomètres prend sa source de sa face nord. La face sud alimente le Colca.

Pour pouvoir se déplacer plus légèrement en altitude, maté de coca, bonbons à la coca ou mâchouiller les feuilles dont les effets bénéfiques évitent le mal des hauteurs, permet aussi de couper la faim, d’augmenter les défenses immunitaires, d’aider le transit et la digestion (…). Ayant essayé au Machu Picchu les feuilles, dont le goût n’a pas été du mien, je me suis cette fois-ci contenté de bonbons et de thé. Cela je pense m’a réellement aidé à passer sans encombre les presque cinq mille mètres séparant la vallée du Colca de la plaine.

Le plus dur en ville est les bruits et les gaz d’échappement. On klaxonne à tout bout de rue, tout le temps, de tôt le matin jusqu’à tard dans la soirée. Des coups brefs ou de plusieurs secondes jaillissent des berlines, taxis, combis et bus. Pour la plupart, ces derniers ont au moins une bonne trentaine d’années et ont bien souvent plus de trois cent mille kilomètres, le contrôle technique n’existe visiblement pas, on répare le strict nécessaire : un cardan tordu, un pot d’échappement percé ou encore le côté esthétique ne font pas partie des priorités…

Les camions poubelles chantent la lettre à Elise en version polyphonique douze tons, les voitures sonnent la lambada lors des marches arrières.

Il y a plus de taxis que de voitures privées et pourtant on peut lire le slogan : « Educar antes de sanctionar » ou encore : « Si vous avez un doute, ne doublez pas » (pas faux !).

Pour le carnaval, les bandes des quartiers s’affrontent à coup de seaux d’eau de la fontaine principale, sous le regard des adultes et visiteurs amusés. Beaucoup plus divertissant 🙂

À ce moment où je suis dans la ville blanche, il y a très exactement douze heures de nuit et douze heures de jour. SunGazing et pratiques au lever et au coucher du soleil, avec en fond de panorama, le « El Misti », le « Chachani » et le « Picchu Picchu », majestueux…

En cette nuit de pleine lune, le ciel est habillé de moitié d’un abondant manteau cotonneux; De l’autre, les étoiles visibles de cet hémisphère sud sont depuis des milliards d’années sources d’information. Aujourd’hui, à travers ces constellations connues nous n’avons toujours pas de preuves que nos galaxies voisines soient habitées par des « cousins ». Les anciennes civilisations avaient très certainement une forme de réponse. Il existe des portes de pierre et des lieux spécifiques, qui d’après les légendes et quelques chamans, servaient à communiquer, voire même à se transporter. Ces sociétés antiques en savaient beaucoup plus sur ce qui nous entoure et sur l’humain dans sa dimension spirituelle que le monde moderne…

A voir comment on pollue (dans tous les sens du terme) la terre depuis presque cent ans, alors que peut-être, depuis quelques milliers d’années, les Mû et Atlantes – peut-être même Mayas, Egyptiens, Incas – savaient se déplacer (physiquement et/ou par expansion de conscience) à l’autre bout de la terre ou dans une autre galaxie, posons-nous les bonnes questions !!!

L’homme blanc, avide de conquêtes (…), a fait autre l’histoire de l’humanité, en se prétendant supérieur aux autres cultures et peuples du Monde. Les descendants de ces cultures aborigènes sont toujours dans l’espérance d’un pardon, d’excuses, mea culpa. Et pourtant dans leurs traditions, leurs coeurs et leurs réalités, nous sommes tous fils et filles de la Terre et du Soleil.

La foi en une conscience nouvelle est fortement présente chez ceux qui ne sont pas encore pollués par le système, ceux qui restent connectés à la Mère Nature et de ce fait à leur coeur, leur intuition. Ils vivent plus attentifs, plus présents, ouverts aux autres, tant de valeurs que notre société actuelle écrase sous le poids de l’argent et des peurs.

Un proverbe Indou dit « Les cinq doigts ne sont pas pareils », plus commun en français : Il faut de tout pour faire un monde. Il est vrai, le tout inclut aussi son contraire. Mais dans l’Unité d’une conscience unifiée par le respect de la nature, dont les échos émanent du coeur – réflecteur de l’esprit ?  (à ne pas confondre avec le mental s.v.p) -, tout devient harmonie et Amour; Humour aussi, quand on est là, tout n’est-il pas plus léger ? Est-ce un accès à ce que l’on peut appeler bonheur ou le bonheur lui-même ?

Apprenons à vivre autrement…

Commencer peut-être par se nourrir correctement, car il est clair que fasts-foods, sodas, fritures et autres produits modifiés jouent sur la santé, sur l’émotionnel et donc notre niveau d’énergie (…).

Nettoyage par les plantes (Alors que l’union européenne veut interdire l’utilisation de la médecine naturelle, pour en lire plus) repos et pratiques.

En ce jour d’une nouvelle connexion, je suis parti depuis exactement neuf mois.

Ai-je accouché de moi ? Renaissance ? L’intention y est en tout cas.

Conscience de la présence de mon saboteur intérieur. Les manipulations inconsciemment acceptées jusque-là ne peuvent plus demeurer.  Comment transformer ? J’ai déjà à l’esprit et dans la pratique quelques outils pour continuer ce chemin plus consciencieusement (ce mot n’a-t-il d’ailleurs pas une connotation plus mentale dans son emploi courant ?), mais c’est comme s’il manquait quelque chose, un lien, une énergie ? ou bien l’opposé, qu’il persiste un lien, une énergie qui met le frein ? Je suis en quête, j’apprends au quotidien.

Observation. Je ne suis plus dupe, du moins sur ce thème là. Nouvelles perceptions, essais, changement d’angle, où ? lesquels ?

En France, chez un groupe d’indiens on dit : Trop de pourquoi, pas assez de comment !? Vrai… Le volume du « pourquoi » est beaucoup plus réduit que l’ampleur du volume du « comment », et je ne parle pas du nombre de fois où l’on les utilise. À méditer…

Très bientôt, le Chili, Santiago et du repos (dommage que le Chili finisse pas en o… rires…).

Quelques fois, je peux comprendre que ce que je dis ou plutôt écris, puisse ne faire rire que moi. Si vous riez aussi tant mieux, si vous ne riez pas, tant mieux aussi 🙂

Abrazo grande à tous et à tout bientôt !

2 pattes : 10km
6 roues :  47H
détail : Merci à mes anges-gardiens et à la Source.
décalage : – 5h
+ beau : Coucher du soleil sur le pacifique où les nuages formaient une gigantesque lemniscate colorée.
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4 réponses à “Plages, désert et canyon”

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