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Uruguay

Côte Atlantique, à l’autre bout !

31 Mai 2011
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Pour rejoindre Montevideo de Buenos Aires, plusieurs possibilités. N’étant pas pressé par le temps, j’opte pour le plus lent et donc moins coûteux qui se révèle être très agréable. Le bateau file avec assurance dans le delta du Tigre. De part et d’autre de ce bras large d’une centaine de mètres, les propriétés diposent de leur propre ponton. Le seul accès à la civilisation est par barque ou Taxi nautique.

À la sortie du canal, au loin, Buenos Aires semble comme posé à la surface de l’eau, paysage de science-fiction faisant contraste avec la présence d’un environnement à l’état sauvage.Le passage de frontière à l’arrivée est l’un des plus zen que j’ai pu rencontrer. Peu de gens, sourires, « Hola ».. Bam Bam !! coup de tampon. C’est aussi le point de retour pour ceux qui renouvellent leur visa de trois mois.

Première voiture sur le territoire : Fiat 500 et une remorque tirée par des chevaux. Beaucoup de champs en friche, des chevaux en liberté. Principale activité du pays : l’agriculture.Besoin de nature, de calme, de voir l’horizon, direction la côte Atlantique, un village de pêcheur. On est loin des températures estivales : Pluie, humidité… Fous ta cagoule !ça pique un peu mais j’apprécie profondément.

Cabo Polonio est l’un des lieux mytiques du pays : »C’est le village de pêcheurs sans eau ni électricité ! ». Pas de route d’accès, on s’y rend à pied ou en 4×4.

En réalité, si l’accès y est limité, il y a eau et électricité : chaque bicoque a son propre réseau : un réservoir et des panneaux solaires sur le toit. Chacune d’elle y va de l’originalité du propriétaire, la créativité et l’univers artistique sont impressionnant, village aux espaces de liberté hors du système : Coloré, original, chaleureux… on dit aussi : Hyppie (rires…)

Loin du tumulte de la ville, des routes et voisins bruyants, le lieu est idéal pour une retraite au rythme de la nature. Tai Chi, Sungazing et pratiques au lever du soleil, les pieds dans le sable. Joies et émotions.

Rencontres d’un autre genre, loin des ovnis (rires…), les gens sont calmes, posés, ouverts d’esprit. Les discussions peuvent alors prendre un tout autre sens. Enseignements, échanges et rires, accompagnés de musique ou du simple bruit de l’océan.
Chacun d’entre-nous est une source d’apprentissage, sur la vie, les autres, et nous-même. Tout ce qui est dedans est dehors, tout ce qui est dehors est dedans…

L’eau du Pacifique rejoins enfin l’eau de l’Atlantique. Connexion énergétique faisant écho à une partie de l’histoire de l’humanité.
La familière odeur d’iode de cet océan m’offre une connexion avec les côtes françaises de mon enfance.

À cette date dans le pays c’est le jour de la marche silencieuse. Des milliers de personnes dans les rues cheminent en mémoire des disparus de la dictature achevée en 1985.

Marcel Sapin vend du métal. À la cigale, on vend des glaces. Aux feux, on jongle sur des échasses. Des carcasses de vieux tacots des années trente et quarante sont en bon nombre sur le bord des routes. Les écoliers sont en blouse blanche, avec des fringues dessous, c’est l’automne ! (rires…)

J’aime autant vous dire que le bus Cama suite, c’est Top Confort !
Outre les apéritifs, repas chauds et digestifs, c’est le lit à 180° !!! avec des rideaux pour séparer des autres qui font la différence.
J’avoue que le voyage de nuit est tout de même beaucoup plus commode et reposant.

À la pleine lune : mangez Cru ! Testé et approuvé plusieurs fois 🙂

Déjà presque 365 jours que je suis parti. Je ne sais pas si c’est le temps des comptes, pas trop envie de compter en ce moment. (rires…)

Peut-être le temps des contes ! ça serait plus divertissant. 🙂
Et je remercie au passage toutes ces rencontres qui m’ont aidé à avancer, à cheminer (des fois avec du feu.. rires…), à entendre… MERCI

Je ne sais pas réellement quels ont été les changements en moi. J’ai bien eu quelques retours qui me font sentir que j’ai évolué, mais il ne m’est pas aisé d’en prendre conscience. Rentrer en France m’aiderai-il à cela ? Me remettre dans les énergies humaines et sociales connues me donnerai peut-être lieu de voir la distance parcourue, comme un reflet de ce que j’étais avant de partir. Je ne sais pas…

Bientôt de retour à Buenos Aires, transition avant un nouveau cycle, une nouvelle réalité ! ?

L’avenir le dira 🙂

Je remercie… Je remercie…

Encore un joli mot : « AMOUR »

2 pattes : Dans le sable 5 km
6 roues :  30h
détail : S’étirer…. respirer…. vibrer…
décalage : – 5h
+ beau : Lever de soleil sur l’atlantique.
+12

3 réponses à “Côte Atlantique, à l’autre bout !”

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